Bienvenue sur le site de Petite fée, personne follement bizarre qui s'est égarée dans ce monde qui ne doit pas vraiment être fait pour elle. Alors vu que l'ère des technologies modernes a sonné, Petite fée a remplacé sa plume par un clavier pour gribouiller toutes sortes de pensées, et autres petits "textes" qui germent dans son esprit sûrement trop "torturé", enfin à vous de juger....
Sur le quai de cette petite gare de campagne, une cinquantaine de personnes attendait l'arrivée du train. Même si la journée promettait d'être chaude, l'air était encore frais à cette heure de la matinée. Les plus prudentes avaient jeté négligemment un châle sur leurs épaules avant de partir de chez elles. Les hommes, engoncés dans leurs costumes-cravates, feignaient de ne pas souffrir de la chair de poule. D'autres, ayant trop foi dans le bulletin météorologique télévisé, étaient sortis les épaules dénudées. Ceux-ci semblaient exécuter des danses farfelues qui consistaient à frapper le sol avec leurs pieds et à se frotter les bras énergiquement. Toute une panoplie d'êtres humains s'étalait sur cette petite étendue de goudron: des petits groupes, véritables amis ou simples collègues de travail, discutaient bruyamment tandis que des personnes esseulées essayaient de garder une contenance, en lisant un journal ou en tripotant le clavier de leur téléphone portable. Mais déjà, au loin, on entendait le bruit des wagons qui se traînaient sur les rails, pareils aux voyageurs encore endormis. Cette simple rumeur avait mis en mouvement toutes ces personnes: elles s'approchaient lentement de la voie, sans pour autant que les clans se défassent réellement. Le nez bleu du train ne fut au départ qu'un vulgaire point noir à l'horizon, puis il grossit à mesure qu'il se rapprochait. Enfin la longue procession s'immobilisa et la foule se répandit dans les différentes voitures. Celles-ci étaient toutes identiques: deux rangées de sièges séparées par une allée centrale. Les fauteuils étaient la plupart du temps rangés deux par deux en colonne, sauf lorsqu'ils se faisaient face. Ils étaient tous recouverts du même tissu vert tandis que le reste du wagon était d'un blanc laqué.
Ici, une jeune femme avec un vieux sac-à-dos usé venait de s'asseoir dans la première série de sièges jumeaux, côté fenêtre. A l'autre extrémité, un jeune couple s'était emparé d'un coin tranquille. Deux hommes avec leurs malettes et leur air affairé avaient décidé d'occuper quatre places. Enfin un groupe de femmes s'était installé dans des fauteuils en vis-à-vis.
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