Lundi 31 juillet 2006 1 31 07 2006 21:01

Les branches au vert feuillage qui s'étiole
Sont comme autant d'âmes ligotées qui cherchent à s'enfuir
Pour échapper aux durs coups de fouet du dieu Eole
Qui, comme les violents pleurs du Ciel, le font tant souffrir.

Aujourd'hui, Zeus semble bien en colère
Au loin, on entend gronder le tonnerre
Voilà que le tambour bat la charge
Pour faire annoncer le bel orage.

La voûte céleste déchirée
Dans un éclair de lumière
Aux longues nervures violacées
Lâche des larmes de chimère.

Dans l'obscurité apparue
Se lèvre un brouillard ténu
Et, à travers ce transparent voile
L'Artiste peint sa nouvelle toile.

S'entrouvent les obscures ténèbres
Tandis que de blanc le noir se zèbre
Et laissent apparaître les terribles gouffres
Profonds, d'où s'échappe une odeur de soufre.

Comme un serpent qui se faufile
Des arabesques s'esquissent
L'unique oeil du Cyclope brille
Dans les cieux qui rougissent.

Du sol chaud montent des vapeurs
Qui semblent dissiper l'horreur
Honteux, l'Enfer, en catimini s'esquive
Passe l'Achéron et rejoint l'autre rive.

 

Note: Très bizarre de retomber sur ce texte. Honte également.

Par Petite fée - Publié dans : poussieredetoile
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